Comme tous les vendredis, retrouvez notre rubrique
économique. Nous mettons chaque semaine un coup de projecteur sur une
entreprise locale.
On
connaît les distributeurs de boissons fraîches ou de billets de
banque... Les automates font aujourd’hui complètement partie de notre
quotidien. Et depuis le mois de mai, celui situé 9, rue du Caire,
distribue également des pizzas fraîches. À en croire les quelques
chiffres annoncés par son responsable, le concept a trouvé ses adeptes.
Franck Picot, restaurateur au Il Carpaccio, a créé en avril 2008 une
seconde société : Pizz’emport. Il s’est ainsi doté, moyennant un
investissement de 45.000 €, d’une machine de distribution automatique
de pizzas. Il les confectionne dans les fours de sa pizzeria
traditionnelle avant de les glisser dans une chambre froide et
d’attendre qu’un client, à 3 h du matin, un dimanche, puisse satisfaire
sa fringale. Elles sont disponibles, jusqu’à épuisement des stocks, 24
heures sur 24, 7 jours sur 7. Six compositions différentes sont
proposées à la clientèle pour des tarifs de 8 € en moyenne.
« Les pizzas sont un peu moins cuites, mises en boîte de carton
en chambre froide et, à la commande, un robot les sert tel quel ou le
client peut la commander chaude, dans ce cas, la pizza est passée au
four. En aucun cas ce ne sont des pizzas surgelées », prévient le chef
d’entreprise.
100 pizzas par semaine c’est rentable
« Il s’agit uniquement de la deuxième machine implantée en Bretagne, la
première est à Brest », signale Franck Picot. La France compte
actuellement un parc d’une cinquantaine de distributeurs identiques. Ce
n’est qu’un début, mais le chef d’entreprise livre davantage de pizzas
que de chiffres concernant son commerce : « Pour le prévisionnel, il
faut compter 100 pizzas par semaine pour que ce soit rentable.
Aujourd’hui, ce chiffre pour moi est largement atteint », concède
Franck Picot, précisant que certains mois, il vend jusqu’à 1.000
pizzas. Son chiffre d’affaires mensuel oscille, dit-il, entre 3.200 €
et 8.000 €. Certaines machines pouvant atteindre les 10.000 €. Le
pizzaiolo-homme d’affaires envisage même d’acquérir une deuxième
machine. Motus sur la date et l’endroit.